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July 02

Thé à la chenille



J'ai bien failli l'ébouillanter, la malheureuse.
June 30

Définitions

Extraites de "le gros dico des tout petits" de Claude Alain Duhamel et Carole Balaz, quelques définitions données par des enfants de maternelle :


Un voisin : il habite dans la cage d'à côté.

Zoo : c'est une prison pour animaux.

Cactus : ça vit avec les cowboys.

Une caresse : Si c'est méchamment, c'est une claque.

Au galop: c'est quand on court pour aller au travail.

Fragile : si on casse un vase, il n'est plus fragile.

Fondre : le chocolat fond quand il a chaud.

Pardonner : je pardonne pas le diable parce qu'il embête trop le dieu.

Tricoter : c'est coudre de la laine avec des baguettes.

Urgent : quand on est mort, il faut aller à l'hôpital d'urgence.

Les cendres : c'est pour arrêter les cigarettes de fumer.


June 20

Délit de fuite (réédition)




(...) Cot cot cot, cotette, cot no cot codec !

Cot cot ko no cot codec (pff), cot cot cot ?

Cot cot ma cot cot cot cot cotdette (...)

Traduction simultanée :

- Tu comprends, j'en ai ras la crête de ces poulettes, je ne suis pas une sex machine quoi !

- Je sais bien mon coco que tu n'es pas une sex machine (soupir), tu pourrais ralentir un peu ?

- Non, secoue tes plumes, ma cocotte, faudrait pas qu'elles nous voient partir.
June 15

Olivier DOUZOU

 

 

juv 006

Extrait de “le nez” d’Olivier DOUZOU – éditions  MeMo

A lire à haute voix évidemment ! Exercice pas si aisé et d’autant plus jubilatoire.

June 14

ça rime à quoi ?

Je n’aime pas la poésie en vers. Enfin, le peu que j’en connaisse et qui m’a longtemps fermé la porte à ce genre littéraire  : souvenirs d’école, poèmes ânonnés. Même  ma prof de 1ère, à l’enthousiasme habituellement contagieux,  malgré sa passion affichée, ne m’a pas ralliée à la poésie de Baudelaire.

Pourtant je ne me souviens –souvenir unique et puissant-  d’un poème de Victor Hugo que je peux encore aujourd’hui, pas réciter  mais dire. Il  a gardé intacte la douleur que j’avais éprouvé alors.

Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

 

Plus tard, les poèmes en prose m’ont saisie. La porte s’est entrouverte…

Redonnez-leur…

Redonne-leur ce qui n'est plus présent en eux,

Ils reverront le grain de la moisson s'enfermer dans

        l'épi et s'agiter sur l'herbe.

Apprenez-leur, de la chute à l'essor, les douze mois

      de leur visage,

Ils chériront le vide de leur coeur jusqu'au désir

      suivant;

Car rien ne fait naufrage ou ne se plaît aux cendres ;

Et qui sait voir la terre aboutir à des fruits,

Point ne l'émeut l'échec quoiqu'il ait tout perdu.

 

René Char